Clap de reprise pour les cinémas

Partout en France, les cinémas rouvrent leur salle dans des conditions sanitaires inédites. Pour le comprendre, on s’est rendu dans un cinéma de Pantin en Seine-Saint-Denis. A suivre également  : interview de Anne Huet, directrice du Ciné 104. On évoquera notamment avec elle l’impact du confinement sur son établissement. Déconfinement : clap de reprise pour les cinémas, c’est notre dossier d’actu.

Replay du Conseil municipal de Montreuil du 24 juin 2020

À l’ordre du jour :

1. Débat sur les orientations budgétaires 2020
2. Rapport 2019 sur la situation en matière de développement durable
3. Présentation du rapport de situation comparée entre les femmes et les hommes au sein de la ville de Montreuil pour l’année 2019
4. Compte de gestion du comptable des finances publiques – Exercice 2019
5. Compte administratif – Exercice 2019 et affectation des résultats
6. Adoption du budget primitif 2020
7. Vote des taux de fiscalité locale directe pour l’année 2020
8. Mise en place d’accès gratuit sur les créneaux loisirs du centre sportif Arthur Ashe à compter de la réouverture du centre jusqu’au 31 août 2020.
9. Création d’emplois saisonniers dans les différents services de la ville pour l’été 2020 (hors secteur animation).
10. Désignation des délégués du conseil municipal au syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne (SIFUREP)
11  à 58 Désignation des délégués du conseil municipal au…
Questions orales

Les piscines aussi se déconfinent

Du plaisir et de la liberté ! La liberté notamment de faire de sport ou tout simplement d’aller piquer une tête pour se rafraîchir. Comme partout en France, les piscines de notre région rouvrent leur bassin. On voit comment se passe le retour des nageurs dans une piscine du Pré Saint-Gervais en Seine-Saint-Denis. Un territoire qui retrouve une vie normale après avoir été durement touché par le confinement. On en parlera avec le président d’Est Ensemble 93.

Mobilité : tous au vélo, tous mécanos ?

Vous êtes peut-être dans ce cas, vous faites peut-être partie de ces nombreux Franciliens qui ont décidé de sortir ou de ressortir leur vélo après le confinement. Et c’est bien connu : qui veut voyager loin ménage sa monture ! On prend la direction d’un atelier d’auto-réparation à Montreuil. Une pratique qui prend de l’ampleur grâce notamment au travail des associations. 

 

La démocratie locale reprend ses droits

À qui allez-vous confier les rênes de votre commune pour les 6 prochaines années ? C’est à vous d’en décider lors du second tour des municipales, qui a le dimanche 28 juin. Mais, pour de nombreux franciliens, les Municipales 2020, c’est une affaire classée. Car dans beaucoup de villes, les nouvelles équipes municipales sont déjà au travail. Illustration à Montreuil en Seine-Saint-Denis. 

 

 

La situation en Seine-Saint-Denis :

19 maires élus au 1er tour le 15 mars
Aulnay sous Bois : Bruno Beschizza, Clichy sous Bois : Olivier Klein, Coubron : Ludovic Toro, Drancy : Aude Lagarde, Epinay sur Seine : Hervé Chevreau, Gagny : Rolin Cranoly, La Courneuve : Gilles Poux, Le Blanc Mesnil : Thierry Meignen, Livry Gargan : Pierre-Yves Martin, Montfermeil Xavier Lemoine, Montreuil : Patrice Bessac, Neuilly Plaisance Christian Demuynck, Pantin : Bertrand Kern, Les Pavillons sous Bois : Katia Coppi, Le Pré Saint-Gervais : Laurent Baron, Stains : Azzédine Taïbi, Tremblay en France François Asensi, Vaujour : Dominique Bailly, Villetaneuse : Dieunor Excellent. 

21 villes avec second tour le 28 juin
Aubervilliers,  Bagnolet,  Bobigny,  Bondy, Dugny,  Gournay sur Marne,  L’Ile-Saint-Denis,  Le Bourget,  Le Raincy,  Les Lilas,  Neuilly Sur Marne,  Noisy le Grand,  Noisy le Sec,  Pierrefitte sur Seine,  Romainville,  Rosny sous Bois,  Saint-Denis,  Saint-Ouen,  Sevran,  Villemomble,  Villepinte.

 

L’appel des Tiers lieux du Grand Paris à construire l’après Covid

Les tiers-lieux culturels du Grand Paris, unis et solidaires face à la crise sanitaire, ont lancé un appel pour construire ensemble la société d’après le 11 mai. Interview de Marie Floquet de Sinny &Ooko, Léa Morfoisse de La Lune Rousse & Ground Control et Vincent Prieur, président de l’association Curry Vavart.
Les tiers lieux de Seine-Saint-Denis signataires de l’appel : 
Le 6B (Saint-Denis), La Cité Fertile (Pantin), Ici Montreuil (Montreuil), Maison Montreau (Montreuil), La Marbrerie (Montreuil), Culturé (Pantin) La Fourmilière, Futé (Noisy-le Grand)

<div style=”position:relative;padding-bottom:57.25%;”><iframe style=”position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;” frameborder=”0″ allowfullscreen=”allowfullscreen” allow=”autoplay;fullscreen;geolocation” src=”https://player.myvideoplace.tv/?v=VIAG_PAD_200520″ ></iframe></div>

Ici l’appel lancé par les tiers-lieux culturels du Grand Paris :

 “Lieux de curiosité,  lieux hors normes, lieux ouverts, lieux écolos, lieux vivants, lieux alternatifs, lieux d’événements, lieux de création, lieux de culture et d’agriculture, lieux de partage, lieux à la mode, lieux d’accueil, lieux de résidence, lieux de résistance, lieux de construction, lieux de fêtes, lieux de travail, lieux de solidarité, lieux de convivialité, lieux de commerce, lieux d’échanges, lieux retapés, recyclés, réhabilités, lieux de rencontres, les tiers-lieux culturels partagent la foi, l’enthousiasme et l’énergie de changer le monde. 
Chacun porte un message environnemental, artistique, social et culturel.
Ce sont des associations, des coopératives, des collectifs d’artistes, des entreprises de l’économie environnementale sociale et solidaire et des acteurs privés.

Ils attirent et réunissent tous les jours des dizaines et des centaines de femmes et d’hommes qui viennent y travailler, y créer, expérimenter, ou qui viennent découvrir, échanger, rencontrer : actif.ve.s, inactif.ve.s, jeunes ou vieux, voisin.e.s, ami.e.s, entrepreneur.se.s, makers, militant.e.s, fêtard.e.s, artistes, artisan.e.s, jardinier.e.s,  agriculteur.trice.s, éducateur.trice.s, animateur.trice.s, cuisinier.e.s, sportif.ve.s, penseur.se.s, bénévoles, commerçant.e.s, inventeur.se.s, salarié.e.s du privé, agents de la fonction publique, indépendant.e.s, collectifs.

Aujourd’hui fermés pendant le confinement, ils restent debout et contribuent à la solidarité face à la crise, aux côtés des acteurs du champs sanitaire, social, éducatif, en mettant à disposition leurs ressources humaines et matérielles sur le territoire : distribuer des repas aux soignant.e.s ou aux plus fragiles, fabriquer des visières, des masques, soutenir les circuits courts et l’agriculture biologique, organiser des collectes solidaires de denrées, de matériel informatique, de blouses…

Comme beaucoup d’acteurs, les tiers-lieux subissent des pertes importantes à cause de la crise. Nombreux sont menacés de disparaître. Malgré le soutien des propriétaires fonciers, des collectivités, parfois de mécènes, leur économie repose principalement sur les services qu’ils proposent à des tarifs accessibles à tous : la mise à disposition d’espaces de travail et de ressources mutualisées, l’offre culturelle, la programmation événementielle, la restauration.

Pendant ce temps, dans la presse et sur la toile, on pense, on invente, on imagine“le monde d’après”.

Aussi singuliers que nous soyons, nous pensons qu’il est urgent et impératif de nous unir pour parler d’une seule voix :

LES TIERS-LIEUX SONT DÉJÀ LE MONDE D’APRÈS

Ils proposent localement des modes de vie respectueux de l’environnement, solidaires, durables, à l’échelle de leur quartier ou de leur ville.

Prenez le tiers-lieu le plus proche de chez vous, regardez ce qu’il fait quotidiennement pour contribuer à la recherche ou à la mise en oeuvre de solutions économiques et sociales à la crise environnementale et inégalitaire que nous vivons depuis 2008.

Les tiers-lieux culturels rassemblent déjà celles et ceux qui font la ville et que la société et les villes cloisonnent.

Ils sont déjà les lieux où l’on parle d’écologie en réunissant autant de novices que d’averti.e.s.
Ils sont déjà des lieux d’expérimentation de nouveaux modes de travailler et d’entreprendre.
Ils sont déjà des lieux de création et de diffusion culturelle alternative.
Ils sont déjà des lieux d’inclusion et de mixité sociale.
Ils sont déjà des lieux de résilience et d’engagement.

Avec vous toutes et tous, citoyen.ne.s, entreprises et collectivités, construisons localement la société d’après le 11 mai.

SIGNATAIRES :

Le 6B (Saint-Denis),
La Cité Fertile (Pantin),
Ici Montreuil (Montreuil),
Maison Montreau (Montreuil),
La Marbrerie (Montreuil),
Culturé (Pantin)
La Fourmilière, Futé (Noisy-le Grand)

Les Cinq Toits (Paris 16),
La Clef Revival (Paris 6),
La Constellation (Paris 2),
Le Collectif Curry Vavart (Paris 18 – Paris 20),
Grands Voisins (Paris 14),
Ground Control (Paris 12),
Igor (Paris 18),
Maïf Social Club (Paris 3),
Maison Marceau (Paris 8),
La Mine (Arcueil),
La PADAF (Antony),
Le Pavillon des Canaux (Paris 19),
Le Onzième Lieu (Paris 11),
La REcyclerie (Paris 18),
La Station – Gare des Mines (Paris 18),
Vive les Groues (Nanterre 92).
Le Crapo (Vitry-sur-Seine)
La Curiosité (Paris 5)
Le Domaine de Longchamp (Fondation GoodPlanet, Paris 16)
Les Canaux (Paris 19)
Jardin 21 (Paris 19)
Villette Makerz (Paris 19)
Atelier des jardiniers (Montrouge)
Le Remix (Paris et Provins)

 

 

A Montreuil, des imprimantes 3D contre le Covid-19

 

Fabrication de masques en silicone ou en tissu, de supports de visières ou encore de pièces en impression 3D pour respirateurs, les initiatives se multiplient dans les manufactures collaboratives et solidaires du réseau Make Ici. Illustrations à Montreuil 

A la manufacture  Ici Montreuil, Arthur Dalaise et Charles Poirot, co-fondateurs de La Biche-Renard, startup qui crée du contenu pour l’impression 3D, ont décidé de mettre à contribution leurs quatre imprimantes afin d’aider le personnel soignant. Ainsi, ces deux jeunes makers ont commencé par fabriquer des visières pour l’hôpital André Grégoire de Montreuil (93). Pour aller plus loin et aider encore plus face à la propagation du virus, Arthur et Charles sont aujourd’hui en train de prototyper un masque de protection en silicone pour les équipes de l’hôpital Pompidou, à Paris.

De leur côté, Claire Dumont et Etienne Axelos, qui ont fondé Z-Zéro pour repenser le principe de l’impression 3D, ont créé leurs propres imprimantes et codes dans le but de fabriquer un objet plus résistant. Souhaitant aider ceux qui en ont besoin, ils ont ainsi conçu leur propre fichier pour imprimer des supports de visières. Aujourd’hui, Claire et Etienne sont capables d’imprimer 72 pièces en 6 heures. Pièces utilisées notamment par l’hôpital André Grégoire de Montreuil.

Un peu plus loin à Montreuil, les équipes du Fablab La Verrière se mobilisent aussi contre la propagation du Covid-19 en utilisant également l’impression 3D afin de réaliser des supports de visières et des attrape-poignées, notamment pour les agents municipaux. Frédérique Tissier, responsable du Fablab La Verrière, a également conçu un prototype de masque en tissu, le « mieuKrien » qui permet de renforcer les mesures barrière face au virus. Facile à fabriquer, la notice est disponible auprès des adhérents de la Maison Pop, association d’éducation populaire.

Pour rappel, Make ICI est le premier réseau de manufactures collaboratives et solidaires pour les artisans, artistes, startups et entrepreneurs du « Faire ». Présent en France depuis 2012 (à Montreuil, Marseille, Nantes, Aix-en-Provence, dans le Morvan) sur plus de 10 000 mètres carrés, c’est aussi la première communauté de makers de France avec 350 résidents professionnels qui créent chaque jour des produits « Fabriqués en France ».

Avec ses manufactures, Make ICI permet aux artisans de lancer et développer leur activité économique dans des ateliers partagés. Les parcs machines de fabrication professionnelle et numérique, les espaces de stockage et les salles d’assemblages sont mutualisés. Y ont été instaurés aussi : des formations techniques et des ateliers animés par des professionnels, des services d’accompagnement, etc.

Ces tiers-lieux sont par ailleurs conçus pour produire au cœur de la ville et au contact des habitants afin de permettre à ceux qui produisent d’être au plus près de ceux qui consomment et recréer ainsi une filière de production durable et pérenne.

Olivier Zanetta / viàGrandParis

L’élu montreuillois Jean-Charles Nègre est décédé du coronavirus

Jean-Charles Nègre,  élu de Montreuil et ancien Vice-président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis est décédé du Covid-19  vendredi 27 mars à l’âge de 71 ans. 

Figure nationale du PCF et membre de son comité exécutif , Jean-Charles Nègre avait été élu conseiller municipal pour la première fois à Montreuil en 1989 et avait participé aux responsabilités sous les mandats de Jean-Pierre Brard et de Patrice Bessac. 11e sur la liste « Montreuil est une chance » il avait été réélu au premier tour des municipales le 15 mars dernier, il devait être le doyen de la futur assemblée et à ce titre remettre l’écharpe au futur maire de Montreuil, comme en 2014.  
Jean-Charles Nègre était aussi le 2ème Vice-président d’Est Ensemble en charge de l’aménagement durable et conseiller métropolitain. 

Son décès a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique à commencer par celle du maire de Montreuil, Patrice Bessac qui a publié une déclaration à lire sur le site de la ville de Montreuil. 
« Jean-Charles n’a jamais cessé de se battre pour faire avancer notre territoire, valoriser et faire reconnaître ses richesses humaines et culturelles et sans cesse défendre ses habitant.es. Jean-Charles aimait profondément Montreuil. Ce soir, je suis triste. Profondément triste. Jean-Charles était un ami cher »

Stéphane Troussel , Président du Conseil  départemental de la Seine-Saint-Denis
Je partage l’infini tristesse du Maire de Montreuil à l’annonce du décès de Jean-Charles Nègre. Jean-Charles Nègre était un ami, notre ami, un compagnon de route. Conseiller départemental depuis 2002 et vice-président jusqu’à 2015, j’ai beaucoup appris de lui »

Gérard Cosme, Président d’Est Ensemble
Vice-président d’Est Ensemble en charge de l’aménagement, il a porté au cours du mandat qui s’achève nombre de dossiers structurants pour notre collectivité, et notamment le plan local d’urbanisme intercommunal, le premier voté par un territoire de la métropole du Grand Paris. Nous avons pu apprécier au quotidien ses qualités humaines d’écoute et de travail, celles qui caractérisent le militant exigeant qu’il fût dans chacun de ses mandats.

Alexis Corbière , Député de Montreuil-Bagnolet
« Je veux témoigner que cet homme était un personnage hors du commun, d’une intelligence pétillante et d’une profonde humanité, Bien sur il savait être rude dans la controverse politique et défendait d’abord ses convictions communistes et son parti, qui pourrait lui reprocher ?»

Marie-George Buffet. Membre du PCF, ancienne Ministre 
“Il a su être d’un apport irremplaçable. Lorsque j’étais secrétaire nationale du PCF, j’ai pu apprécier son sens politique, sa finesse de jugement »,

Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris 
« Ferme sur ses convictions, républicain, il a toujours entrepris un dialogue constructif notamment à la Métropole”  

Laurent Rivoire, Maire de Noisy-le-sec, Vice-président d’Est Ensemble 
“C’est avec une immense tristesse que j’apprends ce soir le décès de Jean-Charles Nègre, élu de la ville de Montreuil, et d Est Ensemble… Il avait beaucoup œuvré pour la ZAC de l’Ourcq à Noisy , toujours dans la concertation et l écoute des élus noiseens. Nous perdons un élu dévoué et attachant.”

Mireille Alphonse, tête de liste EELV à Montreuil
“En vieux sage doté de qualités humaines chaleureuses, il était toujours disponible pour le dialogue entre partenaires politiques de gauche.”

Un livre d’or numérique a été mis en place  sur le site de la ville pour que chacun puisse lui rendre hommage. www.montreuil.fr .
La ville annonce aussi qu’un hommage public lui sera rendu après la fin du confinement.